1 Atelier Steve | Climax – Tubes

Climax – Tubes

LABO

Climax – Appel à projet l’Architecture et le Climat, Maison de l’Architecture, Paris FRANCE


Le projet « Les Tubes » viendrait s’inscrire au cœur de Paris, ville dense, celle-là même dans laquelle nous serions, selon Michel Serres « de simples contemporains tassés ». Le projet constituerait une seconde couche à une ville non-finie, une extension de la réalité visant à rappeler qu’il faut ré-intégrer une nature spontanée dans nos espaces très artificiels.

« Les Tubes » utilise les questions environnementales pour en proposer une vision artistique. L’installation tente d’éveiller les consciences sur la menace du réchauffement climatique en stimulant nos sens, perceptions, imagination et rapport au monde.

Le projet matérialise et illustre une nature qui reprendrait sa place dans la ville-béton ; une série de tiges se propagerait sur la place Madelaine Braun, à l’image d’une nature qui se disperserait sans limite. L’installation vient rappeler que la nature à besoin d’être connectée et continue pour fonctionner. Il est nécessaire de mettre en réseau chaque constellation de nature pour lui permettre de cheminer à travers l’espace construit.

Ces tubes dessineraient à la fois des assises, des abris, des points lumineux et aussi des espaces inaccessibles pour rappeler que la nature ne doit pas être sans cesse contrôlée et doit pouvoir se répandre.

La place Madelaine Braun serait donc recouverte d’un champ de tubes aux hauteurs variées. Certain tubes monteraient haut vers le ciel, afin d’être visible de très loin et interpellé le passant. D’autres se courberaient vers la rue afin de montrer que cette nature doit se développer et qu’il faut créer des trames tout au long de la ville. Pour renforcer cette image, des tubes relieraient la place à la Maison de l’Architecture et viendraient continuer leur croisade dans les jardins.

Anecdotes & Poésie

Afin de rendre hommage aux forces de la nature, quelques éléments anecdotiques viendraient ponctuer la place Madelaine Braun. L’eau, le vent et le soleil.

L’Eau. Au centre de la canopé qui abrite l’espace Nord de la place, on découvrirait un vide. Un bassin en verre serait placé sous ce même vide et recueillerait l’eau de pluie accumulé au fil du temps. Ce réservoir serait mis en scène comme un objet de valeur ; la nature est précieuse, contemplez-la.

Le Vent. Un couloir entre deux parterres végétaux sera parsemé de tubes suspendus. Avec le vent, les tiges s’entrechoquent et fonctionneront comme des tubes de résonances émettant des sons harmonieux. Une image poétique pour rappelé l’importance de l’énergie éolienne.

Le Soleil. Chaque tube serait doté d’un capteur solaire et s’illuminerait la nuit. Une fois le soleil couché, la place serait parsemée d’un champ lumineux poétique et accueillant.

Ces évènements interviennent pour créer une relation sensible et symbolique entre l’homme et son milieu. Tout est voué à la nature qui doit reprendre ses droits pour rappeler à la modestie. La nature apparaît comme unique solution au problème « climat ». et il est temps qu’elle s’impose.


Pauline Borgia pour La Maison de l’Architecture